Le double discours de l'UMP du cru
asnierois.info | Vendredi 02 octobre 2009 à 19:13 | Leur propagande
Notre député UMP de Toon a sorti le chéquier des contribuables pour offrir 10 000 euros à l'ACEA (Entente Culturelle d'Asnières) adossée à la Mosquée d'Asnières. Bon d'accord, ce n'est exactement pas le chéquier du contribuable, c'est juste la réserve parlementaire : vous y voyez une différence ? Nous pas. C'était il y a une dizaine de jours. Mais vous n'en trouverez nulle trace sur son blogue.
Sur le blogue du Toon en effet, le brave lecteur ne verra que des largesses réservesques à quelque association de danse et autres amuse-bouche qui devraient séduire l'électorat non frappé par la fracture numérique ?
L'ACEA a eu son heure de gloire quand elle s'était révélée incapable de produire des comptes justifiant l'utilisation de subventions que la municipalité aeschlimane de l'époque lui avait octroyées.
En revanche, sur son site internet de l'Union pour Asnières (UPA), la section aeschlimano-umpesque d'Asnières, offre un autre visage :
«[...] un vélo plié en 4, une femme sonnée mais vivante, soutenue par deux flics, à même le sol.
Plus loin, une bande, dense et capuchée, avait l'air de se délecter du spectacle, squattant toujours le même endroit. Je me suis fait la réflexion : on ne voiyait plus tous ces individus à l'air louche, regroupés, se passant des trucs de main en main en essayant d'avoir l'air discret... Et depuis plus de 6 mois, les revoilà : ils ne quittent plus la place [Voltaire, NDLR]. Je comprends d'ailleurs la femme d'un de mes amis qui me dit qu'elle n'ose plus marcher de ce côté du trottoir...»
La schizophrénie guette-t-elle la nébuleuse aeschlimane ? On flatte par-ci, on accable par-là. On flatte le bourgeois-bohème, on encourage le communautarisme, on dénonce les encapuchés (il fallait le trouver, ce sobriquet !). Un remugle qui rappelle la déclaration d'un ponte de l'UMP nationale-identitaire : «C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes».
Tout cela nous est sordide. D'autant plus sordide, que tout cela est rampant. Mépris des flics, mépris des habitants du quartier, hypocrisie communautariste. Financer, dénoncer, stigmatiser.
Faut-il le rappeler ? Asnières fut dès les années 1920, le point de rassemblement de l'immigration maghrebine appelée par l'industrie automobile implantée le long de la Seine, à rejoindre ses chaînes de fabrication. Il n'existe aucun musée, aucun monument, pour honorer le souvenir de ces premiers déracinés.
Pour qui connaît la place Voltaire, c'est un quartier qui vit, avec ses commerces bourrés de richesses qui changent de la litanie des banques, assureurs, agences immobilières que les années aeschlimanes ont laissé éclore dans d'autres quartiers, au détriment des quincailleries, des drogueries, des épiceries, des boucheries et des poissonneries.
Pour qui connaît la place Voltaire, c'est une place dont les lecteurs d'asnierois.info ne déplorent qu'une chose : elle mérite un lifting, pas un article odieux sur le site de l'UMP d'Asnières. Ses riverains le valent bien.
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